Sortir du tabac grâce aux alternatives : les Français prêts pour une nouvelle approche – mois sans tabc 2025

Chaque mois de novembre, le Mois sans tabac mobilise des milliers de Français autour d’un objectif partagé : arrêter de fumer. En 2025, cette mobilisation prend un nouveau relief, avec une opinion publique de plus en plus favorable aux alternatives nicotiniques pour accompagner le sevrage. Une enquête OpinionWay révèle que 69 % des Français souhaitent que l’État encourage activement les substituts nicotiniques, des patchs aux sachets en passant par la vape.

Cette tendance n’est pas marginale. Elle s’inscrit dans une dynamique européenne : 77 % des Britanniques, 61 % des Suédois, 59 % des Belges et 60 % des Italiens souhaitent également voir leur gouvernement adopter une approche pragmatique et fondée sur la réduction des risques.

Alors que le décret du 5 septembre 2025 prévoit l’interdiction complète des sachets de nicotine dès avril prochain, cette volonté populaire interroge. Faut-il interdire ces outils ou les encadrer intelligemment ? Faut-il pénaliser ceux qui cherchent à sortir du tabac sans pour autant tout arrêter brutalement ?

Pour les acteurs de terrain comme les tabacologues, les médecins ou les anciens fumeurs, la réponse est claire : la nicotine ne tue pas, le tabac fumé, si. Il est temps d’adapter notre politique de santé publique à cette réalité scientifique, plutôt que de multiplier les interdictions qui freinent les transitions vers des produits à risque réduit.

« Le Mois sans tabac devrait être un moment d’écoute, pas de recul. Les Français sont prêts pour une politique plus ouverte et fondée sur l’innovation », souligne le Dr Hervé Tarragano, tabacologue.

Pourtant, malgré cette évolution des mentalités, la France semble faire marche arrière, en contradiction avec ses voisins européens et même avec les recommandations émergentes de l’OMS, qui salue les progrès des pays ayant réduit le tabagisme grâce aux alternatives.

Nicotine World milite pour une meilleure information du public, une reconnaissance des alternatives comme outils de sevrage, et un dialogue renouvelé entre scientifiques, usagers et décideurs. Car sortir du tabac est possible. Et grâce aux bons outils, cela devient plus accessible, plus progressif, et moins stigmatisant.

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