En France, un décret paru le 5 septembre 2025 (nº 2025-898) prévoit d’interdire, à partir de mars ou avril 2026, les produits à usage oral contenant de la nicotine (sachets, billes, gommes, pastilles, liquides oraux) sauf les dispositifs médicaux. Cette mesure suscite débats quant à ses implications pour le marché, pour les consommateurs, et pour la santé publique.
Ce que dit le décret sur l’interdiction des sachets de nicotine
Les produits concernés par le décret sont les sachets de nicotine, billes, gommes à mâcher, pastilles, liquides oraux contenant de la nicotine, sauf tabac à chiquer et les produits nicotiniques à usage médical. Le décret visé à interdire la fabrication, importation, distribution, détention, usage et vente de ces produits. La date d’entrée en vigueur serait pour mars ou avril 2026.
Pourquoi cette interdiction ?
Plusieurs enjeux ont motivé l’écriture de ce décret.
- Protection des mineurs et jeunes : ces produits sont particulièrement populaires chez les adolescents, marketing ciblé via les réseaux sociaux, arômes attractifs, risque de dépendance.
- Problèmes sanitaires signalés, même s’ils restent rares : intoxications aiguës (vomissements, convulsions, etc.), usage régulier pouvant entraîner dépendance à la nicotine.
- Alignement réglementaire : volonté de combler les “nouveaux produits” qui sortent des cadres antitabac classiques, et de renforcer la lutte contre le tabagisme.
Impacts possibles pour les consommateurs de nicotine
Ceux qui utilisent déjà ces produits devront arrêter ou se tourner vers des alternatives légales (substituts nicotiniques reconnus, ou peut-être le vapotage s’il reste autorisé). Le plus grand risque est le contournement de ce décret, notamment par l’achat en ligne, le recours aux produits importés ou au marché noir.
Pour les consommateurs de sachets de nicotine, qui voient les “pouches” comme un moyen de réduction des risques par rapport à la cigarette classique ; cette interdiction pourrait limiter cette option de transition.
Impacts potentiels pour les distributeurs et l’économie
Pour les distributeurs, cette interdiction impliquerait une perte de segments de marché (pouches, gommes orales, liquides oraux non médicaux), des coûts de mise en conformité (arrêt de stock, signalement, adaptation des gammes) et un risque de baisse de recettes pour les entreprises spécialisées.
En termes d’économie et de fiscalité, l’interdiction de ces produits se traduirait par une perte potentielle de recettes liées à la vente de ces produits, mais aussi une probable réallocation des dépenses des consommateurs vers d’autres produits taxés ou vers les produits médicaux.
Bien entendu, une telle mesure favoriserait le marché parallèle avec un risque que certains consommateurs se tournent vers des produits non réglementés ou importés.
Une interdiction allant à l’encontre des objectifs de santé publique
Certains spécialistes affirment que l’interdiction va “à l’encontre des objectifs de santé publique” si elle empêche des options de réduction de risque.
De plus, il est possible que l’interdiction ne suffise pas à protéger les jeunes, il faudra donc des campagnes de prévention, d’éducation, et des contrôles efficaces.
Pour les fumeurs cherchant à réduire les risques du tabagisme, ils seront confrontés à peu d’options excepté les produits médicaux ou les produits du tabac traditionnels (moins attractifs et plus nocifs).
Sources :





